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Sanctions contre l’Iran, ce que la France dit aux entrepreneurs

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Les ministres Bruno Le Maire et Jean-Yves Le Drian ont réuni le 15 mai une soixantaine d’entreprises françaises potentiellement concernées par les sanctions annoncées par les États-Unis vis-à-vis des entreprises étrangères travaillant en Iran.

Iran : la France défendra les intérêts de ses entreprises avec fermeté

Les ministres Bruno Le Maire et Jean-Yves Le Drian ont réuni le 15 mai une soixantaine d’entreprises françaises potentiellement concernées par les sanctions annoncées par les États-Unis vis-à-vis des entreprises étrangères travaillant en Iran.

A la suite de leur retrait de l’accord sur le nucléaire iranien, les États-Unis ont annoncé envisager des sanctions vis-à-vis des entreprises étrangères travaillant en Iran. Les sanctions envisagées sont inacceptables de par leur caractère extraterritorial, c’est-à-dire le fait qu’elles s’appliquent à des entreprises étrangères pour des faits commis hors du territoire américain.

Cette annonce représente un enjeu économique non négligeable pour la France puisque “beaucoup d’entreprises dans les secteurs aéronautique, pharmaceutique, énergétique, automobile, ont investi de manière significative en Iran” a rappelé le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Depuis la signature de l’accord en 2015, le montant des exportations engagées par la France vers l’Iran est passé de 500 millions d’euros à 1,5 milliard d’euros.

Le Gouvernement est déterminé à défendre les intérêts français avec la plus grande fermeté. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que nous allons “nous battre pour que les décisions prises par les États-Unis n’aient pas de répercussions sur les entreprises françaises qui investissent ou ont investi en Iran”.

Dans cette perspective, la France a engagé deux séries de démarches :

-Des démarches vis-à-vis de l’administration américaine pour demander des exemptions, des délais supplémentaires et le respect des contrats déjà conclus avant la décision américaine ;
-Des démarches auprès de la Commission européenne, en lien avec l’Allemagne et la Grande Bretagne, pour que l’Union européenne se dote de moyens de défendre ses intérêts économiques face aux Etats-Unis. Le secrétaire d’État, Jean-Baptiste Lemoyne, a déclaré que “c’est un moment de vérité pour l’UE. C’est l’heure pour l’Europe d’affirmer clairement sa souveraineté économique »”

Cliquez ici pour lire l’argumentaire sur le site du Gouvernement

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