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Nucléaire, le monde a les yeux rivés sur l’Iran

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Alors que ce 8 mai 2019 signe le premier “anniversaire” du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, l’Iran a annoncé la réplique. Le pays a annoncé ce jour qu’il allait cesser d’appliquer “certains de ses engagements”, pris dans le cadre cet accord signé à Vienne en Autriche le 14 juillet 2015. Il y a un an, le nouveau locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, farouche adversaire du “deal” mis en place entre les grandes puissances, dont les USA par son prédécesseur Barack Obama, avait déchiré l’accord avant d’annoncer un durcissement des sanctions économiques qui visent l’Iran.
Dans les faits, c’est d’abord le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien qui a annoncé que Téhéran donne “soixante jours” aux signataire de l’accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie), afin de “rendre opérationnels leurs engagements en particulier dans les secteurs pétrolier et bancaire”. Sinon, l’Iran prévient que le pays pourrait revenir sur de nombreux engagements contractés dans le cadre de l’accord, aujourd’hui menacé.
Le chef de l’Etat iranien a mis en garde contre la “réponse ferme” de la République islamique si le Conseil de sécurité des Nations unies était saisi à nouveau sur le dossier nucléaire iranien mais a souligné que Téhéran était prêt à négocier.
“Le peuple iranien et le monde doivent savoir que ce jour ne marque pas la fin du PAGC (Plan d’action global commun, intitulé de l’accord de Vienne)”, a dit Hassan Rohani. “Ce sont des actions conformes au PAGC.”
La décision a été notifiée officiellement mercredi 8 mai en début de matinée, à Téhéran, aux ambassadeurs des pays encore parti à cet accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie), écrit le ministère des affaires étrangères iranien dans un communiqué.

La Chine donne de la voix

“Les mesures prises par les Etats-Unis, en particulier depuis un an mais aussi avant (…) leur retrait [de l’accord], avaient clairement pour but de causer une interruption de l’application [de cet accord]”, a déclaré, pour sa part, le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, en visite à Moscou.
De son côté, la Chine a appelé mercredi matin à maintenir l’accord conclu en 2015 qui avait permis à Téhéran d’obtenir une levée d’une partie des sanctions internationales visant le pays. “Maintenir et appliquer l’accord est de la responsabilité de toutes les parties”, a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang.
La ministre française des Armées, Florence Parly, a déclaré mercredi que la question d’un réenclenchement du mécanisme de sanctions à l’encontre de l’Iran se poserait si les autorités de Téhéran venaient à ne plus respecter les dispositions de l’accord nucléaire de 2015. Pour Florence Parly, qui s’exprimait sur BFM TV et RMC Info, “rien ne serait pire” aujourd’hui qu’un retrait de l’Iran de ce même compromis. “Rien ne serait pire que de mettre à bas l’économie iranienne”, a souligné la ministre, oubliant que les grands groupes français comme Total et Renault, porteurs d’immenses perspectives pour l’économie iranienne avaient déjà quitté par peur des sanctions américaines depuis longtemps…

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