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L’Iran prêt à affronter les sanctions américaines

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Ce lundi 6 août 2018, 90 jours après la décision de Donald Trump de sortir les USA de l’accord nucléaire avec l’Iran, les sanctions américaines qui touchent le pays sont de retour. Signe de ce retour, la livraison in extremis ce week-end de 5 ATR, des avions de transports régionaux, à moins de deux jours de l’entrée en vigueur des mesures américaines, livrés par l’entreprise franco-italienne.
Une bonne nouvelle pour le renouvellement de la flotte aérienne de l’Iran, mais on est loin des 20 ATR commandés dont finalement seulement 13 en tout seront acheminés en Iran. Les avions sont entièrement fabriqués à Toulouse et pourraient donc échapper aux sanctions…sauf que 10% des pièces viennent des Etats-Unis.
L’aviation n’est évidemment pas le seul secteur concerné. Mais il est sans doute un des plus symboliques puisqu’il pose un réel problème de sécurité publique. Un simple chiffre suffit à s’en convaincre. Depuis 1979, près de 2000 Iraniens ont trouvé la mort dans un crash d’avion. Outre la cas d’ATR,on peut aussi citer le cas d’Airbus, qui avait reçu une commande iranienne de 100 avions. Seuls trois appareils ont été livrés à ce jour, tous munis de licences américaines, rendues nécessaires par l’utilisation de pièces fabriquées aux Etats-Unis.

Les «  regrets profonds  » de l’Europe

L’autre acteur important de l’accord nucléaire avec l’Iran, dit JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action), c’est l’Union Européenne. Alors que le revirement des Etats-Unis sous l’ère Trump a fortement remis en cause, au moins du point de vue iranien, la parole des Etats-Unis, l’Europe avait à cœur de permettre à l’accord de survivre, sans un de ses acteurs principaux.
Ce lundi, dans un communiqué commun (cliquez ici pour le lire en intégralité), Jean-Yves Le Drian, Heiko Maas et Jérémy Hunt, respectivement ministres des Affaires étrangères de France, Allemagne et Grande-Bretagne, rappellent leur « profond regret  » de la décision américaine. «  Le JCPOA fonctionne et a atteint son but, c’est-à-dire assurer que le programme nucléaire iranien reste pacifique, comme l’a confirmé à 11 reprises l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)  ».
L’Europe confirme également avoir décidé en 2018 une mesure décidée depuis 1996, qui permet de protéger les entreprises européennes en Iran. Cette mesure rentre en vigueur ce mardi 7 août 2018.
L’Iran peut également compter sur la Chine, qui a annoncé qu’elle resterait un acteur important en Iran, malgré les menaces américaines qui souhaitent intimider tous ceux qui veulent continuer à faire des affaires en Iran. La Russie restera également un acteur clé dans l’économie iranienne.

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