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L’Iran évoque des “discussions fructueuses” avec l’AIEA sur le dossier nucléaire

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“Les jours à venir sont critiques pour l’Iran”, résumait ce dimanche 21 janvier 2021 le journal iranien Sharq, dans un article évoquant la visite de Rafael Grossi, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dans un contexte particulier.
En effet, l’Iran s’apprête à mettre en application, en l’occurrence ce mardi 23 janvier 2021, une loi qui limiterait les inspections des activités nucléaires en cas de maintien des sanctions américaines.
Mises en place à partir de 2018 par l’administration Trump, dans la foulée du retrait américain unilatéral de l’accord international signé à Vienne en juillet 2015 entre l’Iran, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Union Européenne, la Chine et la Russie.
Pour l’heure, même si le nouveau président américain a exprimé son souhait que les Etats-Unis réintègrent l’accord de Vienne, les sanctions de l’ère Trump n’ont pas été levées.
En réponse, l’Iran a décidé de s’affranchir peu à peu de ses obligations en matière d’enrichissement d’uranium.

Vers une réduction des inspections de l’AIEA

Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a rencontré le président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, et le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.
Le détail des échanges n’a pas encore été communiqué mais sur son compte Twitter, le l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA, Kazem Gharibabadi, a indiqué : “L’Iran et l’AIEA ont eu des discussions fructueuses fondées sur le respect mutuel et dont les résultats seront publiés en soirée”.
Zarif a précisé que la loi votée en décembre par le Parlement obligeait son gouvernement à “ne pas fournir les enregistrements” des caméras de surveillance installées sur les sites à l’AIEA.
Selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, “les inspections de l’AIEA seront réduites d’environ 20 à 30 % après la mise en oeuvre de la loi”. “Cela ne signifie certainement pas un retrait de l’accord” de 2015.
Grossi devait tenir une conférence de presse dimanche soir à son retour à Vienne, siège de l’AIEA, après cette visite de 24 heures à Téhéran.

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